Le modèle économique du club repose depuis une dizaine d'années sur une idée simple à énoncer et difficile à tenir : acheter jeune, faire jouer, revendre au sommet de la valeur. Il suppose un centre de formation productif, un réseau de recrutement international et une acceptation du départ régulier des meilleurs éléments.
Installé à La Turbie, sur les hauteurs françaises qui dominent la Principauté, le centre accueille les catégories de jeunes et le groupe professionnel. Il a formé ou accueilli très tôt des joueurs devenus internationaux, de Thierry Henry et David Trezeguet dans les années quatre-vingt-dix à Kylian Mbappé vingt ans plus tard.
Le recrutement cible des joueurs de dix-huit à vingt-deux ans, souvent en Amérique du Sud, en Afrique de l'Ouest et dans les championnats européens intermédiaires. La logique consiste à parier sur une progression plutôt que sur une performance déjà établie, ce qui suppose d'accepter un taux d'échec certain sur les paris pris.
Vendre chaque été ses meilleurs joueurs interdit de construire une équipe dans la durée et rend les résultats sportifs irréguliers. Le club l'a éprouvé après 2017, les saisons suivant le titre ayant vu se succéder les entraîneurs et les classements décevants. La faible affluence du stade, liée à la taille de la Principauté, limite par ailleurs les recettes de billetterie et rend le club plus dépendant qu'un autre des ventes de joueurs et des droits télévisés.